le point de l'actualité de la semaine : 01 2023

Bonne et heureuse année 2023, à tous les auditeurs, membres associés, de l’association régionale d’Aquitaine, et à leurs proches !

A la une aujourd’hui : France – États-Unis : alliés stratégiques, rivaux économiques (IRIS, édito : le point de vue de Pascal Boniface)

Emmanuel Macron vient d’achever une visite d’État aux États-Unis dont chacun se félicite, tant du côté américain que français, du succès. Dans l’entourage du président français, on met en avant qu’il s’agissait d’une visite d’État, donc d’une importance première dans l’ordre protocolaire. La France met également en avant qu’il s’agissait de la première visite d’État d’un chef d’État étranger aux États-Unis depuis l’élection de Biden, démontrant la bonne relation entre les États-Unis et la France. Mais il est toujours gênant de constater que les pays européens se vantent systématiquement d’être le favori de Washington, quand jamais les États-Unis ne se vantent d’entretenir de bonnes relations avec un pays européen. Cela témoigne d’une reconnaissance, de la part de Washington, du statut périphérique des pays européens par rapport aux États-Unis.

Somptueux dîner dans les jardins de la Maison-Blanche, visite réussie à la Nouvelle-Orléans pour mettre en avant la francophonie, célébration de l’unité face la Russie en Ukraine… Certains sujets fâcheux ont néanmoins été au programme, notamment sur le plan économique. Il a en effet été question du plan américain baptisé Inflation Reduction Act d’un montant de 370 milliards de dollars visant à soutenir le verdissement de l’économie américaine, qui, selon les termes mêmes d’Emmanuel Macron, est « hyperagressif ». On ne peut que se féliciter que les États-Unis verdissent leur économie. D’ailleurs, dans un premier temps, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a félicité les États-Unis de s’être lancé dans un tel plan. Mais très vite, la France, l’Allemagne et les pays européens de manière générale se sont aperçus que ce plan risquait d’avoir des conséquences extrêmement négatives sur une industrie européenne déjà mal en point. En effet, les industriels, quelle que soit leur nationalité, peuvent récupérer jusqu’à 40% de leur investissement s’ils investissent aux États-Unis ou dans des pays qui ont des accords de libre-échange avec ces derniers, à savoir le Mexique et le Canada. La grande crainte des Européens, exacerbés par le fait que le continent connaît déjà une crise économique du fait de la hausse des coûts de l’énergie, de l’inflation et d’une industrie qui de manière générale ne se porte pas très bien, repose sur le fait que les industriels américains présents en Europe puissent repartir aux États-Unis pour bénéficier de cette aide, et plus encore que des industriels européens lâchent leurs investissements en Europe pour les diriger vers les États-Unis. Quelques grands noms de l’industrie européenne, notamment allemande, ont déjà menacé de le faire, du fait aussi du coût extrêmement attractif de l’énergie aux États-Unis. Emmanuel Macron a fait des déclarations très musclées sur ce sujet avant sa visite. Celle-ci lui aurait, selon ses dires, permis d’être entendu par le président américain. Entendu d’accord, mais il n’est pas sûr qu’il ait été écouté. Joe Biden a en effet déclaré que les États-Unis ne s’excusent pas, qu’il ne s’excuse pas. Il n’a pas fait de concessions aux demandes des responsables politiques européens. Emmanuel Macron n’est revenu avec aucun résultat tangible. Dans l’interview qu’il a accordée au Parisien dimanche 4 décembre dans l’avion qui le ramenait à Paris, Emmanuel Macron déclarait que les responsables américains lui avaient signifié que leur objectif n’était pas d’affaiblir l’industrie européenne. Si l’objectif n’est pas celui-ci, il pourrait en être le résultat. Espérons que ce voyage aura a minima permis de réveiller les consciences européennes face à ce danger pour leurs économies.

https://www.iris-france.org/172091-france-etats-unis-allies-strategiques-rivaux-economiques-2/

Les actualités de défense, avec cet article, qui montre que les recrutements sont d’excellente qualité, dans le domaine « cyber-militaire »:

Cyber-soldats : les nouvelles « troupes d’élite » des armées ?

(Portail de l'IE)

Dans les dernières décennies, les troupes dites « commandos » sont devenues de véritables symboles pour les armées de nombreux pays. Des célèbres Commandos marine français, en passant par les Navy Seal américains, les forces spéciales nourrissent aujourd’hui l’imaginaire collectif. Avec la mondialisation et la numérisation des données, les « cyber-soldats » font également leur apparition sur le devant de la scène. Sont-ils de nouvelles « troupes d’élite » ?

Cela fait plusieurs années que la menace de la cyber-guerre a été prédite. Dans leur livre La Guerre hors limites paru en 1999, les généraux chinois Qiao Liang et Wang Xiangsui annonçaient déjà l’évolution du champ de bataille vers le numérique. Depuis, certains faits d’actualité ont confirmé cette prédiction. Ce fut par exemple le cas avec le virus Stuxnet qui sabota le programme nucléaire iranien en 2010 et qui aurait été développé conjointement par les États-Unis et Israël. Ce constat est d’autant plus vrai aujourd’hui dans le cadre du conflit russo-ukrainien où nombre de cyberattaques d’origine russe se sont produites en Ukraine pour déstabiliser le pays. Toutefois, les auteurs de ces cyber-attaques ne sont pas tous officiellement des membres de l’armée de leurs pays d’origine mais des liens indirects peuvent exister, à l’instar d’APT 29 en Russie, ou encore de Lazarus Group en Corée du Nord. On parle alors de « groupes paraétatiques ». 

https://portail-ie.fr/analysis/4207/cyber-soldats-les-nouvelles-troupes-delite-des-armees

Mercenaires : la DRSD face aux nouvelles menaces . (Revue Conflits Pierre Camus)

Les différents conflits de ces dernières années et notamment l’actualité récente en Ukraine, mais aussi particulièrement au Mali concernant la France, ont remis en avant ce que l’on appelle les Sociétés Militaire Privées (SMP), qui sont souvent perçues comme des mercenaires sans foi ni loi. D’un point de vue légal, voire doctrinal, qu’appelle-t-on une SMP en France ?

Le vocabulaire a beaucoup évolué sur ce sujet depuis 2010, et le service tout particulièrement fait la différence entre les Entreprise de Service de Sécurité et de Défense (ESSD), la partie légale dirons-nous du sujet, qui est une expression franco-française ; les Société Militaires Privées (SMP), qui désignées ainsi sont illégales en France, dont Wagner est un exemple, et ensuite les mercenaires. Il est évident qu’aujourd’hui de nombreuses personnes naviguent entre ces trois univers. En 2003, il y a eu un texte de loi (loi de 2003 créant les articles 446 et suivants du Code pénal) qui définit ce qu’est un mercenaire. L’expression « mercenaire » telle qu’on peut l’imaginer n’est plus la même aujourd’hui. La loi française, et donc le service, définit un mercenaire en fonction d’un certain nombre de critères au nombre de six. Il faut remplir ces six critères cumulatifs pour être considéré comme un mercenaire, le plus important étant celui de partir combattre pour de l’argent au profit d’un autre État, ce qui change énormément de choses. On part également du principe que l’individu est payé plus cher que les armées en présence. C’est très précis, donc dire de quelqu’un qui travaille dans une ESSD ou chez Wagner qu’il est mercenaire n’est pas forcément vrai aux yeux de la loi française. Il est vrai que dans l’inconscient collectif et l’acceptation courante on garde ce vocabulaire, mais les Occidentaux et surtout les Français ont été obligés de légiférer, c’est pour cela qu’on sépare les trois.

https://www.revueconflits.com/mercenaires-la-drsd-face-aux-nouvelles-menaces/

LPM : M. Lecornu annonce des « choix difficiles » et de « grandes transformations » pour les forces françaises (OPEX 360, Laurent Lagneau)

Alors que l’on connaîtra bientôt le contenu de la Loi de programmation militaire [LPM], le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, donne le sentiment de préparer les esprits à une nouvelle transformation majeure des forces françaises.

En tout cas, lors de son ordre du jour du 4 janvier, publié à l’occasion de la nouvelle année, M. Lecornu s’y est attaché en convoquant les mânes du général de Gaulle qui, une fois revenu au pouvoir, a « su regarder les armées telles qu’elles étaient, pour changer le cours des choses et leur donner un nouveau souffle, en les transformant en profondeur ». Et de souligner le courage, la persévérance, la vision et l’ambition qu’il aura fallu pour mener cette tâche à bien… et notamment pour engager la France dans la voie de la dissuasion nucléaire.

« Dès 1960, plus de la moitié des crédits étaient dédiés aux trois composantes d’alors de la dissuasion, plaçant la France dans le cercle des Nations dotées », a dit le ministre, en associant au général de Gaulle le président Pompidou et ses successeurs. « Grâce à eux, la voute de la dissuasion nous protège et défend nos intérêts vitaux par les dommages inacceptables qu’elle peut infliger », a-t-il ajouté.

Sur ce point, a-t-il continué, « certains commentateurs semblent perdre de vue » que « la protection de nos intérêts vitaux se joue aujourd’hui bien plus par la crédibilité de notre dissuasion que sur une ligne de front imaginaire ». Aussi, on comprend sans peine que la LPM ne remettra pas en cause cet « héritage » et que les crédits visant à moderniser la force de frappe française [sous-marin nucléaire lanceurs d’engins de 3e génération, missiles ASN4G, moyens de transmission, etc] seront préservés, si n’est renforcés.

Pour autant, selon M. Lecornu, les forces françaises ne feront pas l’économie d’une nouvelle transformation. « Les nouveaux dangers nous obligent aussi à engager de nécessaires transitions », a-t-il en effet affirmé. Et de citer les « menaces hybrides », qui « mettent simultanément à l’épreuve nos intérêts politiques, sociaux, économiques, technologiques et énergétiques » tout en créant « un terrain favorable pour ceux qui tentent de diviser la Nation ».

https://www.opex360.com/2023/01/06/lpm-m-lecornu-annonce-des-choix-difficiles-et-de-grandes-transformations-pour-les-forces-francaises/

Le monde orthodoxe, un objet géopolitique méconnu ? (Diploweb, Thomas Tanase)

Comment le monde orthodoxe est-il lui aussi un des protagonistes de la mondialisation ? À travers cet article, il s’agit de comprendre l’orthodoxie par son universalisme pour ensuite se pencher sur le rôle des Églises orthodoxes dans le retour du religieux. L’auteur montre comment, à l’ère globale, le monde orthodoxe se déterritorialise. Enfin, T. Thanase présente l’orthodoxie en tant qu’acteur dans les conflits de la mondialisation. Ce texte brillant, très solidement documenté, contribue donc à éclairer la mondialisation sous un nouveau jour.

POUR BEAUCOUP, l’orthodoxie est dans le fond une forme de christianisme local, composée d’Églises nationales voire nationalistes. Dans les Balkans elle prendrait une forme quelque peu pittoresque, débouchant souvent sur un esprit de clocher à l’origine de conflits animés. En Russie, elle prendrait le visage de l’alliance avec un impérialisme agressif. Son organisation sur des bases nationales, à la différence par exemple du catholicisme, serait la preuve d’une absence d’universalisme ; elle ne pourrait pas être considérée comme une religion « globale » à l’heure de la mondialisation [1].

Cette vision a pour elle d’être en fait très ancienne. Déjà au Moyen Âge, la papauté se définissait comme universelle par rapport à une chrétienté byzantine caractérisée comme « grecque » et inscrite sur la liste des Églises « orientales » séparées de Rome. L’historiographie contemporaine a souvent repris le thème du « césaropapisme » byzantin, faisant de l’Église orthodoxe une Église soumise au pouvoir politique. L’orientalisme du XIXe siècle a lui aussi laissé son empreinte, l’orthodoxie devenant une sorte d’ailleurs, parfois séduisant, de la Grèce à la Russie, mais toujours autre, différent et immobile à travers les âges. Enfin, on retrouve avec la crise yougoslave des années 1990 l’idée d’une civilisation orthodoxe trop différente pour pouvoir véritablement mettre en place des démocraties viables, vision prolongée par la peur actuelle d’une Russie dépeinte comme principale menace contre les « valeurs démocratiques et libérales ». Mais il est vrai qu’il s’agit d’un discours souvent repris par les orthodoxes eux-mêmes, qui ne manquent pas de souligner l’ancienneté de leur foi, sa permanence à travers les siècles et de montrer leur méfiance envers le libéralisme occidental.

https://www.diploweb.com/Le-monde-orthodoxe-un-objet-geopolitique-meconnu.html

 Le sentiment anti-français en Afrique de l’Ouest, reflet de la confrontation autoritaire contre « l’Occident collectif ». (Institut Montaigne Jonathan Guiffard)

Pourquoi parlons-nous autant du "sentiment anti-français" en Afrique de l’Ouest ?

Les attaques contre l’ambassade de France à Ouagadougou et l’Institut Français de Bobo Dioulasso, le 1er octobre 2022, les manifestations régulières au Mali, au Burkina Faso ou au Niger contre la présence française, le pillage des magasins français à Dakar, en mars 2021, ou les nombreuses invectives contre des responsables politiques français seraient l’illustration d’un sentiment anti-français bien ancré en Afrique de l’Ouest, ressenti par une majorité de la population qui rejetterait la présence française sous toutes ses formes (militaire, en premier lieu, mais aussi diplomatique et économique). La réalité est plus compliquée que cette simplification abondamment commentée sur les deux continents.

Il est vrai qu’il n’y a désormais plus une seule semaine sans attaque ou bras de fer contre des entités françaises, qu’il s’agisse de l’interdiction, le 3 décembre 2022, de la radio RFI au Burkina Faso ou, le même jour, de l’interdiction d’exercer au Mali aux ONG recevant des fonds français. Face à cela, les autorités françaises ont décidé de s’organiser pour apporter une réponse forte dans le domaine de la diplomatie publique et de l’influence (désormais considérée comme une fonction stratégique dans la Revue Nationale Stratégique 2022).

Sur un sujet aussi politique et immatériel, il est bien difficile de se faire une idée précise de la réalité du phénomène. La relation historique de la France avec l’Afrique de l’Ouest la positionne en première ligne face à des populations qui subissent soit une forte dégradation sécuritaire, soit d’importantes inégalités économiques ou de développement. Sa présence politique et économique centrale fait d’elle un épouvantail : ses erreurs historiques la rendent vulnérable aux attaques et ses adversaires l’ont bien compris.

https://www.institutmontaigne.org/analyses/le-sentiment-anti-francais-en-afrique-de-louest-reflet-de-la-confrontation-autoritaire-contre

Au Cambodge, une base militaire comme outil d’influence pour Pékin (The conversation, Benjamin Blandin)

L’accord passé en 2019 entre la Chine et le Cambodge sur la base de Ream a dernièrement généré une vague de publications et de commentaires inquiets. Cet accord prévoit l’ouverture d’installations et le stationnement d’unités de l’armée chinoise sur la base navale militaire cambodgienne. Pour bon nombre d’observateurs, Pékin renforce ainsi encore davantage son emprise sur l’Asie du Sud-Est, le long du désormais célèbre « collier de perles » (expression désignant les points d’appui chinois le long de la principale voie d’approvisionnement énergétique depuis le Moyen-Orient).

Qu’est-ce qui explique un tel regain d’intérêt, près de trois ans après les premières révélations du Wall Street Journal et les publications successives de _l’[Asia Maritime Transparency Initiative_](https://amti.csis.org/changes-underway-at-cambodias-ream-naval-base/(CSISAMTI), alors même qu’il n’y a encore eu aucune matérialisation (dans le domaine militaire en tout cas) de l’accord sur le terrain ?

https://theconversation.com/au-cambodge-une-base-militaire-comme-outil-dinfluence-pour-pekin-196165

 

Conjuguer souveraineté et expertise : un impératif en matière de sécurité pour les acteurs industriels (Economie matin, Xavier Facelina)

Véritable sujet d’importance stratégique, la cybersécurité se positionne comme une priorité pour l’ensemble des organisations. En effet, de nos jours, aucune entreprise ou structure publique ne peut prétendre être à l’abri d’une attaque.

En ce sens, les entreprises doivent faire évoluer leur gouvernance et s’appuyer sur de nouveaux dispositifs pour élever leur niveau de protection. Dès lors, choisir les bons partenaires pour mener à bien de tels projets est un sujet central. Il faut donc être particulièrement vigilant sur le type de technologie à utiliser. En effet, tous les SI ne se ressemblent pas et la menace peut provenir de différentes directions en fonction de l’organisation des entreprises. C’est notamment le cas des acteurs industriels.

La montée en puissance de l’informatique dans les organisations industrielles

Longtemps relativement préservés des cyberattaques au regard de leurs spécificités (réseaux OT), les industriels sont aujourd’hui plus fortement exposés aux cybermenaces en raison de leur connexion croissante aux systèmes IT. C’est dans ce contexte que l’IT a entrainé de nouvelles vulnérabilités qui peuvent impacter le fonctionnement des industriels.

https://www.economiematin.fr/souverainete-securite-entreprise-technologie-facelina

Quel impact des sanctions extraterritoriales américaines sur les entreprises françaises ? Une cartographie d’Augustin de Colnet (Le portail de l’IE)

Selon un article de La Tribune, de 2010 à 2019, « les entreprises françaises ont payé plus de 14 milliards de dollars à la justice américaine dans le cadre du Foreign Corrupt Practices Act (FCPA) et autres lois extraterritoriales ». Or, l’extraterritorialité du droit américain qui pourtant est devenu un grand classique avec des cas pratiques récurrents (Alstom, BNP Paribas, Airbus…), est toujours très peu – trop peu analysée dans notre grande presse quotidienne nationale. Par conséquent, en complément de livres à succès sur ce sujet – Le Droit, nouvelle arme de guerre économique de Ali Laïdi ou Le piège américain de Frédéric Pierucci, il est vital de sensibiliser le public français à cette problématique. 

L’extraterritorialité du droit américain permet de sanctionner une entreprise étrangère accusée de corruption ou de violation d’embargo dans un pays étranger, dès lors que celle-ci est liée par un lien de rattachement avec les États-Unis : effectuer des transactions commerciales libellées en dollars, posséder une filiale ou une succursale aux États-Unis, être détenteur d’une adresse mail de type “Gmail et Hotmail” ou utiliser un serveur américain  (tel qu’Amazon Web ServicesMicrosoft Azure ou encore Google Cloud Platform). Cela comprend également le fait d’être coté en bourse sur un marché financier américain ou effectuer une transaction bancaire au travers d’une “US Person”.

https://portail-ie.fr/short/4212/quel-impact-des-sanctions-extraterritoriales-americaines-sur-les-entreprises-francaises-une-cartographie-daugustin-de-colnet

Quel sera l’impact macroéconomique de la nouvelle donne géopolitique sur l’économie française ? – Jacques Sapir

Le contexte : Les facteurs qui avaient soutenu l’activité durant le premier semestre 2022, comme la normalisation de la circulation des hommes et des biens à la suite de la crise de la COVID-19, s’estompent progressivement. En dépit de goulots d’étranglement sur plusieurs catégories de bien[1], l’activité économique en Europe s’était bien maintenue au premier semestre 2022. La réouverture des communications et des transports, et la fin des restrictions, avait soutenu un rebond des services à forte intensité de contact, y compris les secteurs liés au tourisme qui avaient pris du retard sur celle des activités de production de biens sans contact pendant la majeure partie de 2021.

https://www.les-crises.fr/quel-sera-l-impact-macroeconomique-de-la-nouvelle-donne-geopolitique-sur-l-economie-francaise-jacques-sapir/

Pénurie de médecins : «Des gens gardent des cadavres chez eux», alerte Patrick Pelloux (Europe1, Julie Garnier (MAJ)

La prescription du chef de l'État, qui souhaite une réorganisation express du système de santé français, inquiète bon nombre de professionnels. Il s'agit même "d'une grande incantation" "impossible" à réaliser, selon Patrick Pelloux, président de l'Association des médecins urgentistes de France, qui alerte sur un accès aux soins plus que dégradé.

Meilleur accès aux soins, meilleure rémunération des professionnels de santé, réorganisation et tandem médecin - administratif… Dans ses vœux adressés aux soignants, Emmanuel Macron a fait miroiter de nombreuses mesures, dans une réforme du système de santé qu'il effectuerait en cinq mois. Mais tout n'est pas bien reçu du côté des soignants. À commencer par Patrick Pelloux, président des médecins urgentistes de France, qui dénonce au micro d'Europe 1 un projet "impossible" à réaliser qui ne serait qu'une "grande incantation".

"Il n'y a pas de feuille de route"

"La remise en cause de la tarification à l'activité, c'est quelque chose qu'il avait déjà évoqué en 2017 et qui était dans son programme santé 2022. Elle n'a pas été faite. Puis la réorganisation, c'est très, très flou. Il y a déjà des concertations qui ont lieu, mais personne n'est d'accord autour de la table. Il veut réorganiser mais on ne sait pas où l'on va, il n'y a pas de feuille de route contrairement à ce que l'on croit", détaille-t-il.

https://www.europe1.fr/sante/penurie-de-medecins-des-gens-gardent-des-cadavres-chez-eux-alerte-patrick-pelloux-4159595

Synthèse de l’actualité internationale de décembre 2022 (Diploweb Axelle Degans)

Une Amérique latine tiraillée

Au Pérou, le président, Pedro Castillo, ancien syndicaliste, élu à l’été 2021 doit faire face à une forte agitation sociale en décembre 2022. Président élu avec une très courte majorité, il ne parvient pas à s’imposer face au Parlement, et ses gouvernements tombent les uns après les autres. Le président perd rapidement le cœur de ses administrés, depuis le printemps l’inflation sévit ce qui achève de déconsidérer Castillo aux yeux des Péruviens, des manifestants réclament son départ (« fuera Castillo »). En octobre, le Congrès interdit au président de se rendre en Europe. Il est l’objet d’une enquête pour corruption, alors que le Parlement a cherché sa destitution en novembre 2021 et mars 2022. Le président accepte fin novembre 2022 la démission de son quatrième Premier ministre depuis juillet 2021. Alors que le Parlement se prononçait pour la troisième fois sur la destitution de Castillo, celui-ci a annoncé la constitution d’un gouvernement d’exception pour rétablir l’État de droit et dissoudre le Congrès. En retour, le Congrès prononce sa destitution alors que Castillo dénonce un coup d’État. Il est emprisonné pour « rébellion ». La nouvelle présidente par intérim Dina Boluarte appelle à un retour au calme, elle annonce des élections d’ici 2024. Le président Castillo devrait rester dix-huit mois en prison. L’État d’urgence est instauré au Pérou.

En Argentine, la coupe du monde de football de décembre 2022 permet de faire oublier un temps la situation critique dans laquelle le pays se débat. L’ex-présidente Cristina Kirchner a été condamnée à six années de prison pour fait de corruption. Ce verdict devrait l’empêcher de se présenter aux élections présidentielles de 2023.

https://www.diploweb.com/Synthese-de-l-actualite-internationale-de-decembre-2022.html

Comment sauver notre balance commerciale (Le Nouvel économiste, Jean-Michel Lamy)

Le poids du travail, le choc des chiffres. Ce faux slogan publicitaire se résume en : moins d’usines = plus de déficit extérieur sur les marchandises. Depuis une trentaine d’années, cette dégradation continue du solde commercial aura été la grande oubliée de tous les programmes électoraux. Aujourd’hui, l’équation tourne au tragique.

Un commerce extérieur aux reins solides, gage de prospérité

Deux crises successives, le covid puis les prix de l’énergie, ont peint la facture du commerce extérieur 2022 en rouge vif à 160 milliards d’euros. La “stratégie Macron” avait mis en œuvre des marqueurs – baisse de la fiscalité sur les entreprises notamment – pour une riposte graduée par la réindustrialisation.

“Personne ne défilera dans la rue avec la pancarte “sauvez notre balance commerciale”. Pourtant, c’est la mère de toutes les urgences.”

Mais elle doit affronter deux écueils. Le déni par nombre d’opposants de la réalité abyssale des “trous”, ce n’est pas nouveau. L’absence de résultats tangibles face à une avalanche d’ébranlements, c’était inattendu. Personne ne défilera dans la rue avec la pancarte “sauvez notre balance commerciale”. Pourtant, c’est la mère de toutes les urgences.

https://www.lenouveleconomiste.fr/comment-sauver-notre-balance-commerciale-96767/

2023, année charnière pour le bouclier anti-drones des armées (HOME FOB, Nathan Gain)

Entre la livraison de moyens supplémentaires, la sécurisation de la Coupe du monde de rugby et les perspectives qu’offre l’écriture d’une nouvelle loi de programmation militaire, le renforcement de la lutte anti-drones sera l’un des enjeux de l’année 2023 pour les armées françaises.

Quand des millions de spectateurs se concentreront sur un ballon ovale en septembre et octobre 2023, d’autres auront les yeux tournés vers le ciel. L’enjeu sera en effet important pour les armées, mobilisées en soutien des forces de sécurité intérieure pour, entre autres, surveiller l’espace aérien. L’événement fera aussi office de laboratoire en vue des Jeux olympiques et paralympiques organisés neuf mois plus tard à Paris, un rendez-vous figurant « dans le haut du spectre » selon le chef d’état-major de l’armée de l’Air et de l’Espace (CEMAAE), le général Stéphane Mille. Il s’agira donc de ne pas louper le coche en matière de lutte anti-drones.

« Les moyens de la PPS standard seront évidemment présents et couvriront la totalité de la manifestation. Des moyens spécifiques contribueront à mettre en place une défense multicouche pour protéger le dispositif », déclarait récemment le CEMAAE lors d’une audition à l’Assemblée nationale. De nouveaux moyens LAD sont attendus d’ici là pour muscler les couches les plus basses. Hormis 100 fusils brouilleurs supplémentaires, ce sont les six premiers systèmes acquis auprès de Thales et CS Group au titre du programme PARADE (Protection déployAble modulaiRe Anti-DronEs). Livrés cette année, tous sont « essentiels dans la perspective des Jeux olympiques de Paris en 2024 ».

https://www.forcesoperations.com/2023-annee-charniere-pour-le-bouclier-anti-drones-des-armees/

Décrets Légion d’honneur du 1er janvier 2023 :

PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE

Ordre national de la Légion d'honneur

  1. Décret du 29 décembre 2022 portant élévation aux dignités de grand'croix et de grand officier de l'ordre national de la Légion d'honneur
  2. Décret du 29 décembre 2022 portant promotion dans l'ordre national de la Légion d'honneur
  3. Décret du 29 décembre 2022 portant nomination dans l'ordre national de la Légion d'honneur
  4. Décret du 29 décembre 2022 portant promotion à titre exceptionnel dans l'ordre national de la Légion d'honneur
  5. Décret du 29 décembre 2022 portant promotion et nomination dans l'ordre national de la Légion d'honneur
  6. Décret du 29 décembre 2022 portant promotion et nomination dans l'ordre national de la Légion d'honneur

https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/jo/id/JORFCONT000046850449

Communiqué de presse de la Grande Chancellerie :

https://www.legiondhonneur.fr/fr/actualites/340-personnes-dans-la-nouvelle-promotion-civile-de-lordre-de-la-legion/1959/1

 

RETROUVEZ L’INTEGRALITE DE LA REVUE DE PRESSE DEFENSE

SUR LE SITE DE L’UNION-IHEDN, en cliquant sur le lien :

http://www.union-ihedn.org/les-actualites/revue-de-presse/

 

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  • Catherine Samson
    published this page in Actualité 2023-01-09 18:40:49 +0100
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